Notre couple: après la vie en occident, le retour en Afrique…

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Pour beaucoup de couples Africains aujourd’hui, la vie en Afrique est un souvenir d’enfance et d’adolescence. Pour diverses raisons, nombreux sont ceux qui ont émigré en occident après la période des années lycées. Par conséquent, ces couples se sont connus et se sont mariés en occident où ils fondèrent leur famille, et vécurent pendant des décennies. Lorsque ça a été le cas, ils se sont retrouvés imprégnés de la culture occidentale (pour y avoir été influencés pendant longtemps) au point que le retour « au pays » les oblige à être confrontés à des conflits intérieurs quant aux habitudes adoptées là-bas, à maintenir en milieu Africain.

La vie de couple construite à deux, dans la plus grande complicité, et sans l’intervention de la famille élargie, subit un choque lors du retour en Afrique : le regards de la belle-famille, les opinions des uns et des autres, les comparaisons entre « ici et là-bas », les réalités du terrain, et notre orgueil contribuent à la disparition progressive de certains gestes clés et habitudes que nous avions. La femme se plaint généralement des absences fréquentes de son homme, qui trop épanoui et heureux d’avoir retrouver ses potes de l’époque, change l’ordre de ses priorités… Par exemple, monsieur ne ressent plus le besoin de faire sortir sa femme, et d’aller en rencarts amoureux, ou encore de lui témoigner de l’affection en publique, alors que c’était une habitude qu’il avait auparavant. En réalité il côtoie maintenant des potes qui eux, ont pour habitude de ne sortir qu’entre hommes et pour qui le temps de qualité en couple n’a pas d’importance majeure. Humm…  ! Monsieur refuse d’être catalogué « homme faible » ou d’être « la brebis galeuse » du clan et finalement, progressivement copie ses potes…

Il fut un temps où, dû au mode de vie occidental (sans personnel domestique) les conjoints partageaient les tâches ménagères, et s’entraidaient de bon cœur, comprenant la fatigue et le surmenage l’un de l’autre, se témoignant mutuellement respect et considération, sans se poser de questions sur l’attribution de rôles dans le foyer Africain classique… De retour « au pays », la présence de personnel domestique élimine bien-entendu le besoin de tout faire soi-même, mais ne devrait pas ôter l’engouement à se faire mutuellement plaisir quand l’occasion s’y prête : aller mettre les enfants au lit, leur lire un histoire avant qu’ils ne s’endorment, concocter un met délicieux à son (sa) conjoint (e), mettre son linge dans le panier de linge salle et pas par terre…

Qu’est devenue la coutume de retrouvailles en famille autour de la table le vendredi soir pour une partie de UNO ? Quel plaisir de jouer au MONOPOLY à deux ou d’être assidus devant notre série télévisée tous les mardis soir à la même heure, après avoir mis les enfants au lit. Dans ces moments-là, on se blottissait l’un dans les bras de l’autre sur notre vieux canapé et pendant qu’on regardait la télé, la séance « câlins » était assurée ! Aujourd’hui, nos jeux de société sont couverts de poussière… On n’y a pas touché depuis si longtemps… Les enfants se plaignent de ne plus jouer avec les parents et nous manquons de saisir l’importance de cette plainte. Trop occupée à papoter avec les copines sur WhatsApp, ou pris(e) par le boulot jusqu’à des heures impossibles, Papa et Maman négligent un peu cet aspect de la vie des enfants, supposant que la nounou s’en chargera.

On peut en rigoler au court d’une conversation et parler de ses beaux souvenirs que nous avons de notre vie à l’étranger… Mais si nous ne prenons pas les choses en main, nous perdrons énormément : La complicité du couple doit être regagnée et entretenue. La confiance et le respect mutuel entre conjoints, manifestés par notre présence et notre aide à l’autre, doivent être restaurés. L’intimité familiale et les liens soudés dans le noyau « parents-enfants » doivent être préservés. Il est peut-être difficile de vouloir conserver certaines habitudes typiquement occidentales en Afrique, mais ces traditions que nous avons acquises et chéries, si elles ont été favorables au bien-être de la famille, doivent être maintenues, même si cela peut causer que le reste du monde nous regarde de travers… Soyez encouragés !

« Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, » Philippiens 2 :14-15


Lou

Je suis une épouse tout simplement, et non une experte! Mon pilier : ma foi. Je suis mariée depuis plus d'une douzaine d'années et mère de trois enfants. J’ai été élevée dans une famille chrétienne, cependant je choisis à l’adolescence de vivre pleinement ma foi. Je me considère chrétienne d’identité et non d’étiquette. Plutôt joviale de tempérament, je suis une grande optimiste! Je n’ai pas de mal à exprimer mon opinion sur diverses questions. Et je suis passionnée par tout ce qui tourne autour du theme conjugal. Je me considère épanouie dans mon ménage et je suis consciente que c'est une grace. Je réalise l’importance du rôle de la femme dans le foyer, mais aussi auprès de son homme, en tant qu'aide, selon le plan de Dieu... et surtout dans lit conjugale. Je m’inspire de principes Bibliques pour aider et guider d'autres personnes mariées qui auraient besoin d'encouragements. Embarquez avec moi dans cette aventure qu'est Le Boudoir de Lou!